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 He's broken, because he believed.

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AuteurMessage
Caleb Nakamura



Messages : 41
Date d'inscription : 21/12/2013
Age : 20

Fiche d'agent
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MessageSujet: He's broken, because he believed.   Sam 21 Déc - 10:52

JE SUIS CALEB NAKAMURA
INFORMATIONS
NOM - Nakamura
PRÉNOM - Caleb
AGE - 16 ans
DATE ET LIEU DE NAISSANCE - Né le 28 Janvier 2786 dans un village en Suède.
ORIGINES - Suédois.
GROUPE - Agent de CHERUB - T-shirt noir
LANGUES PARLÉES - Suédois de naissance, apprend le japonais et l'espagnol à CHERUB.
ORIENTATION - Bisexuel, sûrement.

PARTICULARITÉ - Caleb a perdu un œil durant l'une de ses missions, depuis, il porte un cache-œil.
FACULTÉ - Caleb utilise son énergie et peut la matérialiser en dehors de son corps, pour en faire des sortes de sphères qui sont douloureuses au toucher. Sa faculté pourrait presque ressembler à de l’authentique magie...
DERRIÈRE L'ECRAN
Prénom ou Pseudonyme : Lama *u*
Age : Ahaha.
Que pensez-vous du forum ? : Il est parfait :3
Comment as-tu connu le forum ? : Harry = membre de ma famille  What a Face 
Autre chose à dire ? J'vous aime déjà sans vous connaitre :3
Et je pars en vacances du 22 décembre au 2 Janvier, comme Harry d'ailleurs, puisque c'est avec elle que je pars x)
PSYCHOLOGY
Chaleur. Générosité. Regard. Caleb est quelqu'un de gentil. De doux, de généreux, tout ce qu'il y a de bon sur Terre. Enfin, il était. Du genre à ne pas se prendre la tête. A détester la froideur, l'égoïsme. C'est ce qu'il était. Un garçon doux et sans problèmes, sans haine, sans personne à détester. Mais personne à aimer non plus. Il sourit tout le temps. Se montre chaleureux envers tout le monde, même ceux dont il perçoit la haine palpable, à son égard. Certains pensent qu'il se fiche d'eux. Mais non. Caleb est sincère. Ou plutôt, il l'était.
Péché. Amour. Haine. Amoureux... Il avait pu l'être. Des péchés, il en avait commis. Mais la haine, il n'en connaissait pas la définition. Comme tous les humains, il a des qualités et des défauts. Généreux. Souriant. Honnête. Doux. Mais aussi renfermé. Incompris. Vide. Mais beaucoup de choses ont changées. Il reste toujours souriant. Toujours chaleureux, gentil, doux, attachant. Mais sa sincérité s'est changée en mensonge. A présent, il sourit non pas de manière naturelle, mais pour donner l'illusion de l'être.
Tristesse. Mensonge. Couverture. Une cachette. C'est ce qu'il cherche. Un endroit où pleurer, ou il pourrait s'avouer sa douleur. Mais il n'en trouve pas. Alors il continue à sa camoufler sous cette couverture, cette carapace qui donne à tout le monde l'illusion qu'il est heureux, insouciant et qu'il sourit naturellement et sincèrement. De toute façon, il ne pleure jamais. Jamais. Ce serait mal. Ce serait donner du souci à ceux qui l'aiment. Mais y'a-t-il vraiment des gens qui l'aiment, déjà...? Il n'en sait rien. Il ne sait même pas vraiment ce qu'est aimer. Il ne le sait plus. Il a oublié.
Goûts. Facilités. Facultés. Tout le monde a des passions, des choses à apprécier, des domaines dans lesquels on est plus doué. Caleb ne fait pas exception à la règle. Il dessine. Souvent. Mais plus encore, il cuisine. Enormément. Toujours camouflé dans son sourire léger et anodin, il fait des sushis, des cookies, des muffins, des fourrés, des moelleux... Toutes sortes de choses, souvent sucrées, souvent jolies, mignonnes, douces et moelleuses. Peut-être est-ce une manière de s'évader. Ou de se mentir, encore une fois, à créer des saveurs qui ne lui ressemblent plus.
APPEARANCE
Douceur. Gentillesse. Sourire. Caleb est un jeune homme qui a l'air heureux, constamment. Il sourit, il rit, il plaisante sur tout et sur rien, son visage n'est jamais tiré, jamais anxieux. Lorsqu'on le voit pour la première fois, on pense tout de suite à un ange. Blond, les cheveux mi-longs, clairs comme la lueur de la lune un soir d'hiver. Bleus, ses yeux, couleur de l'océan, brillants et aux multiples reflets. Pâle, sa peau, qui va de pair avec ses magnifiques yeux, et sa chevelure platine. Caleb semble être sans défauts, un jeune homme façonné comme une poupée de porcelaine dans un moule fait sur nature.
Grâce. Finesse. Clareté. Son corps... Pas si grand que ça, d'environ un mètre soixante-quinze tout au plus. Mais si mince... Comme s'il n'avait pas laissé la place à ne serait-ce qu'un gramme de plus, un muscle massif... Même en étant bien formé, puissant par son apprentissage d'agent secret, Caleb ne semble pas musclé. Seul de minces courbes peuvent laisser deviner une fine musculature sous sa peau pâle, lisse, parfaite. Il doit peser tout au plus une soixantaine de kilos.
Secret. Douleur. Déguisement. Son œil droit. Tout aussi bleu que son œil gauche. Et pourtant, il ne voit pas. Désespérément vide, la pupille quasiment absente, le regard à jamais passif. Caleb porte le plus souvent un cache-œil, mais parfois, il doit l'enlever, pour passer plus inaperçu. Néanmoins, cet œil, il le fait souffrir. Il a beau être définitivement invalide, il est toujours vivant. Et il arrive à Caleb de saigner. Ou de ressentir une douleur qui lui donne l'impression de devenir aveugle. Mais il fait comme s'il n'avait rien.
Style. Goût. Originalité. Caleb a son propre style vestimentaire, bien à lui. Blanche, sa veste, qu'il n'enlève quasiment jamais. Bleu, son gilet en dessous de celle-ci, qu'il garde presque tout le temps. Noir, son débardeur moulant, ou blanc. Tout dépend. Mais jamais il ne portera du rouge, ou du vert. Ce sont seulement ces trois teintes : Bleu, blanc, noir. Et rien d'autre.
Bleu, comme ses yeux, c'est la couleur du tatouage visible dans tout le dos de Caleb, qui descend aussi sur ses hanches.
STORYLINE
Aimés. Choyés. Aisés. Peut-être pas. Qu'il était mignon, le petit Caleb. Un bébé heureux. Tout petit, tout fragile, magnifique avec ses énormes yeux bleus qui semblaient être des saphirs sur son visage de neige. Il était si adorable et si pur que les gens ne pouvaient s'empêcher de l'admirer. Mais il n'était pas seul. Il y en avait un autre. Identique. Son jumeau. Il était pareil, tout aussi apprécié, aussi mignon. Enfin, il aurait du. Mais non. Une épidémie ravageait le petit village de Suède dans lequel ils avaient eu le malheur de naître. Cette épidémie, elle se transmettait aux enfants les plus faibles. Et le frère de Caleb, ce petit bébé inoffensif, était le plus faible des deux. Dans le ventre de leur mère, Caleb s'était nourri plus que son jumeau, si bien que celui-ci avait quelques problèmes de santé, et était bien plus fragile.
Ça arrive souvent avec les jumeaux.
C'est ce que sa mère lui avait dit. Peut-être était-ce la vérité. Mais ils n'avaient pas besoin de le détester. Ils avaient tous peur qu'il l'attrape. Le frère de Caleb. Encore jeune, le petit garçon ne se rendait pas compte du monde qui l'entourait. Il se contentait d'écouter ses parents. Durant cinq ans, il vécut sans son frère. Où était-il, alors, son jumeau, avec lequel il était né, avec lequel il avait été conçu de A à Z ? Il restait seul, enfermé dans une pièce dans laquelle Caleb n'était jamais entré.
Où est-il ? Pourquoi il ne va pas à l'école avec moi ? avait demandé le petit garçon, à sa mère. Elle lui avait répondu, avec un sourire qui avait donné un sentiment de malaise à Caleb.
Il est dans sa chambre. Il ne va pas à l'école parce qu'il est contagieux.
Caleb n'avait pas compris. Il avait hoché la tête, resserrant sa main dans celle de sa mère. Contagieux. C'est-à-dire ? S'il s'approchait de son frère, de son clone, serait-il malade ? Il n'en savait rien. Il croyait en ses parents, ceux qui lui avaient donné la vie, à lui et son frère. Ceux qui enfermaient son camarade d'âme.

Hésitant. Apeuré. Séparés. Caleb avait cinq ans. Cinq ans, le jour où il n'a plus revu son père. Un jour, tout simplement, il n'était plus là. Il n'avait posé aucune question, en voyant sa mère pleurer. Elle froissait des photos, des photos d'eux, et leur famille, le regard noyé dans une peine immense, que le petit garçon n'avait pas compris. Il s'était contenté de sourire. A la vie, à cette vie qu'il avait envie d'aimer. D'aimer sans comprendre. Sans comprendre les choses douloureuses, sans même comprendre que sa famille allait être déchirée, déchirée aussi facilement qu'une feuille de papier. Pourtant, tout est allé progressivement. Pas si rapidement. Juste assez doucement pour que ce soit encore plus douloureux. Sa mère s'était levée sans plus attendre, se dirigeant vers cette pièce, cette pièce dans laquelle il n'était jamais entré. La pièce dans laquelle était enfermé son jumeau, comme un animal malade mis en quarantaine. Caleb avait entendu un bruit sourd. Un cri. Des pleurs.
Tout ça... Tout ça, c'est de ta faute ! Tu lui a refilé tes saloperies !
La maladie. C'était donc ça, ce qui avait emporté son père. L'épidémie. Que son frère portait, d'après les dires des adultes. Les poings du petit garçon s'étaient serrés. Ceux qui naissaient faibles étaient condamnés à être les porteurs de la maladie...? Et les membres de leur famille condamnés à l'attraper et à mourir lamentablement...? Caleb était parti dans sa chambre, pour pleurer toute la nuit. De toute façon, il n'aurait pas pu dormir, vu les sanglots de sa mère, qui retentissaient sans cesse dans le salon.

Déchirés. Rapprochés. Rejetés. Des années étaient passées. Caleb n’avait rien dit. Il s’était contenté de sourire, durant tout ce temps. Comme si son père n’était jamais parti. Comme s’il ne savait pas qu’il avait un jumeau séquestré dans une pièce exiguë. Il faisait comme si de rien n’était, pour la simple et bonne raison qu’ils ne savaient pas quoi faire. A vrai dire, parfois, il entendait sa mère hurler et frapper son malheureux frère dont il ne se souvenait pas du visage, elle le battait, il l’entendait, ça aussi. Mais jamais il n’osait être près d’eux lorsque ce genre de choses se produisait. Et pourtant, un soir, il n’en put plus. C’était son jumeau. Son frère. Et pourtant, il ne l’avait jamais vu. Etait-ce normal ? Non, n’est-ce-pas ? Sûrement pas. Il avait couru. Il s’était interposé entre sa mère et l’inconnu.
Arrête maman ! Arrête ! Arrête pour de bon !
Elle était armée d’une ceinture. Il aurait dû s’en douter, qu’elle n’avait jamais osé toucher son autre fils. Elle le frappait avec cet objet.
Caleb ! Retourne-toi dans ta chambre ! C’est dangereux !
Il n’avait que huit ans. Caleb n’avait que huit ans. Son frère aussi. Il sentait les larmes lui piquer les yeux.
Qu’est-ce qui est dangereux ? Il n’est pas dangereux ! C’est toi qui est dangereuse !
Elle n’avait rien dit. Elle était juste partie, la main sur la bouche, comme révulsée par les paroles de son fils. Mais il ne regrettait pas. Durant toutes ces années sans comprendre. A vivre dans une insouciance lâche, égoïste. Se retournant vers son frère qu’il ne connaissait pas, il lui tendit la main. Et là, il put le voir. Il ne s’attendait pas à quelque chose d’aussi… Unique. D’aussi surprenant. Il ne s’attendait pas à une telle connexion, une connexion qui s’établit entre eux au premier regard. Une connexion qu’ils auraient dû avoir dès le début, il le savait à présent. Ils étaient identiques. Les mêmes cheveux blonds. La même peau pâle. Les mêmes yeux, bleus, brillants de larmes en cet instant. Le même corps pas si grand pour leur âge, trop mince, vêtu de blanc. Sans rien dire, ils s'étaient prit la main.

Ensembles. Indifférents. Souriants. Ils se ressemblaient. Au départ, le jumeau n'avait rien dit. Il se taisait, se contentait de fixer Caleb de son regard immense, bleu, et toujours brillant de larmes. Il était assis par terre, une trace rouge sur la joue. Désespéré. Voilà ce qu'il donnait l'impression d'être. Seul. Voilà ce qu'il avait toujours été. Tout ça parce qu'il était né plus faible. Caleb se sentit coupable. C'était de sa faute. S'il n'était pas né, s'il n'avait pas existé, son frère n'aurait pas de jumeau, il n'aurait pas été fragile de santé. Ils s'était observés, pendant une minute. Peut-être plus. Peut-être moins. Mais chaque seconde semblait être une éternité. Puis, Caleb lui avait pris la main. Premier contact. Ils sentirent une décharge électrique leur parcourir l'avant-bras.
Tu... Je ... Pardon.
C'était tout ce qu'il avait trouvé à dire. Son frère s'était relevé. Sans rien dire.
Tu... Tu t'appelles comment ? avait demandé Caleb, son petit cœur battant plus vite que jamais à la vue de ce frère, dont il n'avait pas vu le visage, dont il ne connaissait pas le nom, et dont il ne savait rien, au fait.
Je ne sais pas.
Entendre pour la première fois la voix de son frère jumeau donna un frisson étrange à Caleb. Il lui ressemblait tellement... Même leurs cordes vocales semblaient fonctionner à l'identique. Il ne savait pas comment il s'appelait. Il n'avait pas de nom. Tristesse. Solitude. Il était né, on l'avait enfermé, de peur qu'il soit porteur de la maladie. Et on avait fait comme s'il n'existait pas. Caleb comprit que c'était la première fois de sa vie que quelqu'un lui demandait son nom. À vrai dire, c'était pour la première fois même qu'il rencontrait quelqu'un. Son propre frère.
Tu n'aimerais pas avoir un nom...?
Ils se regardèrent. Encore.
Si.
Caleb avait envie de le prendre dans ses bras. Il avait du être si seul... Il devait recommencer à zéro, avec lui, tout simplement.
Ton nom, c'est Neyl maintenant.
Ils s'étaient fixés, pendant plusieurs secondes. Puis, un sourire. Sur le visage de Neyl. Un sourire sur celui de Caleb. Et tout d'un coup, ils s'étaient mis à rire, tandis que les larmes se mettaient à couleur sur les joues du petit garçon qui avait été seul toute sa vie.

Malade. Souffrant. Seul. Leur mère ne leur avait plus parlé. Plus jamais. Elle s'était comportée avec Caleb comme avec Neyl, à présent qu'ils s'étaient touchés. Elle les avait regardés d'un air dégouté, presque craintif. Et les avait enfermés dans la chambre. Seuls. Mais ensembles. Et ils y étaient restés. Elle leur apportait seulement la nourriture, ouvrant la porte quelques secondes avant de la refermer, les laissant seuls à nouveau. Elle avait peur, elle pensait qu'ils étaient tous les deux atteints, à présent. Ils s'étaient habitués. Mais ils n'avaient qu'une seule envie : Pouvoir sortir. En réalité, cette envie avait commencé à tirailler Caleb au bout de deux semaines. Il lui était insupportable de rester dans cette pièce, qui sentait le renfermé et la maladie. La maladie... Elle ne tarda pas à arriver. Jamais Caleb n'avait vu à quoi cela ressemblait. Mais il le sut tout de suite. Un matin, un hurlement. À glacer le san dans les veines. Une odeur de sang. Le petit garçon s'était levé, se ruant vers son frère jumeau, étendu par terre, agitée de convulsion, les yeux écarquillés, les pupilles dilatées. Et une immense tâche écarlate qui progressait sur sa gorge. La peur. Elle avait envahi Caleb. Du haut de ses dix ans, il n'aurait rien pu faire. Mais il ne pouvait s'empêcher de se sentir coupable. Son frère mourrait sous ses yeux. Depuis combien de temps était-il déjà malade ? Caleb l'ignorait. Il savait juste que son frère n'avait jamais été porteur de la maladie, qu'elles 'attrapait tout autrement que part le contact de porteurs, et que son frère avait été enfermé toute sa vie pour rien. Combattant les larmes, il avait tenté de le réanimer, de stopper les convulsions. En vain. Et, une heure plus tard, une heure passée à crier au secours, à lui murmurer de se calmer, à tout essayer, Neyl avait fini par s'immobiliser. Ses yeux étaient devenus vides. Son souffle s'était interrompu. Et sur son visage, on pût enfin lire le bonheur. La paix. Le repos. Tout était de sa faute. De la faute de Caleb. Tout était de sa faute. Il n'aurait pas du naître, laisser son frère vivre, laisser son frère avoir un nom, laisser son frère aller à l'école et se faire des amis. Au lieu de ça, il l'avait détruit, l'avait condamné avant même leur naissance. Les larmes coulèrent. Elles ne s'arrêtèrent pas. Et malgré les sanglots plaintifs et les hurlements de Caleb, personne ne vint les chercher. Il resta enfermé, seul, avec le cadavre, les genoux repliés contre son torse, sa main pleine de sang. Il avait à peine effleuré la tâche écarlate sur la gorge de son frère. Mais cette tâche, c'était en réalité du sang à l'état pur, une zone où la peau n'existait plus. Et le temps parut long. Trop long. Des années. Oui, des années semblèrent passer en l'espace de deux jours. Un enfer. Pire qu'un enfer, un néant.

Retrouvé. Sauvé. Mais vidé. Éteint. Il l'était. Vidé. Éteint à tout jamais. Son frère était mort. Combien de temps l'avait-il connu ? Deux ans. Tout au plus. Ils étaient si proches, pourtant. Si proches, et si éloignés. Capable de rester des heures assis à se regarder sans rien dire, à se comprendre sans avoir besoin de s'exprimer. Et à présent, il n'était plus là. Mort. Parti à tout jamais. Sans avoir eu le temps, sans avoir eu l'occasion de vivre. Et tout ça par la faute de Caleb. Il ne pouvait pas se déculpabiliser. De son point de vue, rien qu'en existant, il avait tué son frère. Neyl. Ce petit garçon qui n'avait pas eu de nom jusqu'à ses huit ans. Ce petit garçon nommé par son propre frère jumeau. Il était mort.
Un jour, on vint chercher Caleb. Il était seul. Toujours enfermé avec le cadavre. Dans la chambre exigüe et fermée à clef. Un bruit l'avait fait sursauter. Depuis combien de temps n'avait-il rien entendu dans cette maison...? C'était comme si sa mère n'était plus là. Depuis des jours, mais sûrement moins d'une semaine, la demeure était d'un calme effrayant. Et personne n'était venu lui apporter à boire et à manger. Il avait faim. Soif. Il était au bord de l'évanouissement. Épuisé. Ravagé. Affamé. Il n'avait pas dormi. Depuis la mort de son frère. Comment aurait-il pu dormir, au fait ? Il s'était levé, lentement, en proie à un sentiment étrange. Une sorte de malaise. Puis, d'un coup, on ouvrit la porte de la pièce. L'air glacé s'engouffra à l'intérieur. Depuis combien de temps n'était-il pas sorti de cet endroit ? Deux ans...? Plus ? Il ne savait même plus quel âge il avait. Il ne savait plus en quelle année on était. Il savait juste que cela faisait trop longtemps.
Tu vas bien ? Comment t'appelles-tu ?
Caleb se tourna vers celui qui lui avait parlé. Un adulte. Il ne leur faisait plus confiance. Un adulte... Qui lui souriait. Il semblait attristé par l'état du petit garçon. L'enfant se rendit alors compte de son état. Ses cheveux étaient longs, sales, gras. Ses habits usés jusqu'à la corde. Son corps encore plus maigre et osseux qu'auparavant.
Caleb. Je... Je...
Il voulut dire qu'il allait bien. Qu'il n'y avait aucun problème. Que sa vie était parfaite. Qu'il n'avait pas faim. Ni froid. Que tout était rose et lumineux. Les paroles restèrent coincées dans sa gorge. Il n'arrivait pas à exprimer ce qu'il ressentait. Horreur. Déception. Frustration. Culpabilité. Alors, il fondit en larmes. On l'emporta dans les bras d'un homme auquel il n'accorda pas la moindre attention. On le fit entrer dans une voiture.
Ta mère est morte. La maladie l'a emportée. Navré.

Arrivée. Changement. Nouvelle vie. Les mots qui venaient à l'esprit de Caleb. Tout allait changer. Sa famille. Ses habitudes. Sa vie, en fait. De toute façon, il n'avait jamais eu de véritable vie. Seulement une chambre, la peur d'une maladie qui ne l'avait pas frappé, mais qui avait ravagé sa famille. Et un frère. Mort. Il n'y avait pas que ça. Le jeune garçon allait pouvoir oublier. Et tout recommencer à zéro. Il soupira en entrant dans le bureau. Il s'était réveillé un jour plus tôt, dans une salle blanche, vêtu d'un T-shirt orange.
Tu es doté d'une faculté de maîtrise de ton énergie surdéveloppée, et ce depuis ta naissance.
On lui avait dit cela comme si c'était normal. Mais il ne s'en était jamais rendu compte. Pendant un instant, il se demanda si son frère aussi avait eu cette faculté. Il pensait que oui. Après tout, ils avaient le même ADN. Mais à présent, il n'y en avait plus qu'un de vivant. Apparemment, le bureau dans lequel Caleb s'apprêtait à entrer était celui du directeur de cet établissement mystérieux. Il hésita devant la porte. Qu'est-ce qui l'y attendait ? Un psychologue ? Quelqu'un à qui il pourrait parler de ses problèmes ? Ou un garde de police ? À vrai dire, le garçon ne savait même pas où il était. Apparemment, nous étions en l'an 2795. Il avait onze ans. Seulement onze ans. Il avait l'impression que des millénaires étaient passé depuis le premier jour de son incarcération dans la chambre avec Neyl. Alors qu'en vérité, ç'avait été tellement court... Enfin, on l'appela. Et il poussa la porte. À vrai dire, il ne se souvient plus du visage de la personne qui se trouvait en face de lui. Il se rappelle seulement de la conversation.
Caleb Nakamura... Ta famille est morte n'est-ce-pas ?
Il avait été direct dans ses questions. Caleb lui avait répondu de manière neutre mais sincère. Et cela avait continué pendant plus d'une demi-heure.
Te sens-tu traumatisé par les événements ?
À cette question, le blond avait haussé les épaules en détournant le regard. Blessé. Traumatisé...? Non. Pire que traumatisé. Dévasté.
Non.
Cœur conversation s'était terminée de cette manière. Sans rien d'autre. Et voilà qu'un mois après, tout avait déjà changé.

Évolution. Damnation. Missions.
À présent, tout est différent. Je ne suis plus le même. J'ai toujours été de nature souriante. J'ai toujours été de nature sincère et franche. Évidemment, je continue à rire et à sourire. Parfois, c'est sincère. Je m'amuse de pas grand chose. Mais parfois, je fais semblant. Le souvenir reste, vif, douloureux, tenaillant. Neyl. Mon frère jumeau qui n'avait pas eu le temps de vivre. Parfois, je l'imagine, à CHERUB, avec moi. Cela fait à présent cinq ans que je suis au campus. Vêtu d'un T-shirt noir, en dessous de mon gilet de couleur blanche, je porte ce titre honorifique sans vantardise ou orgueil, simplement comme un bon agent dévoué. J'ai participé à environ six ou sept missions, pas moins en tout cas. La plupart du temps, couronnées de succès, elle m'ont permis de gravir les échelons et de sauver des centaines de personnes. En échange d'un œil. Cet œil, cela fait quatre ans que je l'ai perdu. Ma première mission. Sûrement la plus dangereuse. Alors que j'avais à peine douze ans, je m'étais retrouvé face à face à un tueur en série armé d'un poignard et d'un fusil. J'avais également une arme à feu. Mais au moment de tirer, je n'avais pas osé appuyer sur la gâchette. Tout simplement parce que j'avais croisé son regard. À ce criminel pas beaucoup plus âgé que moi. Et cette erreur m'avait été coûteuse. Il m'avait planté son poignard dans l'œil. À présent, je garde juste de quoi le camoufler. Mais j'ai mal. Pas seulement à mon œil. Surtout à mon cœur. J'ai mal, alors que j'essaie d'oublier. À quoi ça sert, d'oublier ? De toute façon, je n'y arrive pas.


Dernière édition par Caleb Nakamura le Sam 21 Déc - 23:38, édité 16 fois
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Edwin D.Scott



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MessageSujet: Re: He's broken, because he believed.   Sam 21 Déc - 16:28

Bonjour à toi membre de la famille °0°
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Caleb Nakamura



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MessageSujet: Re: He's broken, because he believed.   Sam 21 Déc - 16:44

Merciii  What a Face 
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Akisa Eria



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MessageSujet: Re: He's broken, because he believed.   Sam 21 Déc - 21:00

Bienvenue à twa :3

Ta pres' est-elle terminée ? 8D

_________________


Merci Cora' ;3:
 
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Caleb Nakamura



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MessageSujet: Re: He's broken, because he believed.   Sam 21 Déc - 21:33

Loin de là, je n'ai toujours pas expliqué la partie de sa vie à CHERUB e.e
Je finis ça cette nuit ~
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Caleb Nakamura



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MessageSujet: Re: He's broken, because he believed.   Sam 21 Déc - 23:39

Double post : Présentation terminée What a Face
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Akisa Eria



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MessageSujet: Re: He's broken, because he believed.   Sam 21 Déc - 23:55



Bienvenue Caleb *j'me répète dis donc*



Autant te dire que ton histoire est longue, très longue. Mais que je l'aime *^* /bave/

D'ailleurs, a partir de maintenant, je vais t'appeler Calebasse, car mon correcteur a mis ça la première fois que j'ai écris ton nom 8D

Tu es validé Calebasse ! *va s'pendre*

Ta chambre est la numéro 801, située ici

Tu n'as plus qu'à aller poster ta fiche de liens [/url]ici, tu peux également faire une demande de RP ici, ou encore aller voter pour gagner de l'argent, que tu pourras utiliser pour avoir des privilèges ici ! Si tu n'as pas de kit, tu peux évidemment aller en commander un ici ! Voilà tout, en espérant que tu te plairas sur CNG ! Gros Poutou et surtout.. POUET POUET 8D
:lawl:

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MessageSujet: Re: He's broken, because he believed.   

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He's broken, because he believed.
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